| Trésors Cachés – Pete Shelley |
| Mercredi, 02 Décembre 2009 | ||||||||||||||||||||||||
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Pour le deuxième volet de notre nouvelle série, hissons-nous un peu sur les contreforts de l’underground, pour entrevoir la lumière du jour. Ok, Pete Shelley n’est pas vraiment un Perdu de Vue, encore moins un perdreau de l’année. Malgré sa frêle charpente, il a mené les Buzzcocks, le groupe le plus pop, le plus moderne et le plus sexuel de la courte histoire du big-bang punk. Hypothèse : et si cette carrière en bande n’était qu’un chapitre musclé dans la trame épidermique d’un garçon timide ? Avant de composer Ever Fallen In Love ou Orgasm Addict, Peter McNeish (de son vrai nom) était fou de glam, adulait Bowie, connaissait le Velvet sur le bout des ongles (peints ?). C’était vers 1976 (re-lisez donc England’s Dreaming). En 81, quelques semaines après avoir paraphé un contrat en solo, il est retourné à ses obsessions élégantes et bien troussées. Avec sa pochette moderniste, son costume immaculé et sa coupe impeccable, son télescope et son Commodore, cet Homosapien aurait pu être un disque de John Foxx, une minauderie robotisée surfant sur la – nouvelle - vague. Ou alors une alternative au Pleasure Principle de Gary Numan qui affichait deux ans plus tôt sa rigueur thatchérienne en veste croisée. Mais Shelley a bien plus de cœur que ça. Après tout, il le confesse lui-même, cet album est un – heureux – accident. « I'm the cruiser You're the loser Me and you sir Homosapien too Homosuperior In my interior » A cause des ces quelques mots bien sentis, assénés sur une rythmique qui ressemble étrangement à celle de Something’s Gone Wrong Again (des… Buzzcocks), il a dû affronter, vent debout, tête baissée, la censure de la BBC. On vous laisse deviner pourquoi. Avec son organe nasillard et son port altier, ce Shelley-là décoiffera toujours la morgue badigeonnée au pento de Morrissey. Et pas que sur le papier, forcément glacé.
Ecouter et télécharger: Shelley - Homosapien Shelley - Qu'est-ce que c'est que ça? Shelley - It's Hard Enough Knowing
Par Olivier Tesquet.
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