Séquence nostalgie ? Pas du tout. Il s’agit cette semaine de revenir à des classiques, des fondamentaux pour décrypter la recette du clip réussi. D’abord une jolie fille, Alicia Silverstone. Ensuite une bonne histoire qui mêle évolution psychologique de l’héroïne et tension dramatique sans une phrase de dialogue. Un idéal de sobriété qui aurait bouleversé Ingmar Bergman s’il avait capté MTV. Le pitch : une ado sage est trompée par son amoureux. Le cœur brisé elle plonge dans l’enfer des tatouages, des piercings, des sauts à l’élastique et du sexe sans sentiment (étape soulignée par la disparition de la petite robe à fleurs au profit du jean/débardeur). Reprenant clairement le dispositif du théâtre grec antique, Steven Tyler est ici une sorte de coryphée des temps modernes qui commente les actions et évènements au fur et à mesure. Relevons deux autres qualités dans ce clip : l’ombre du musicien en chapeau sur un mur de briques rouges ainsi que la présence d’un homme qui porte des lunettes de soleil ET une casquette à l’envers.
Titiou L.
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